NKM, Valérie Pécresse et Jean-François Legaret (tête de liste reconduite pour le 1er) étaient les invités de Jean-Jacques Giannesini (tête de liste du 19e), le temps d’une célébration publique de l’épiphanie.

Tous ont adressé leurs vœux aux habitants du 19e arrondissement, et échangé avec eux autour de l’alternance comme seule réponse politique viable au bilan de l’équipe sortante. Sécurité, fiscalité et logement… les premières préoccupations des Parisiens ont rythmé les échanges.

Tour d’horizon d’un arrondissement clé qui pourrait faire basculer l’élection…



Six questions à Jean-Jacques Giannesini...

Vous avez convié NKM, Valérie Pécresse et Jean-François Legaret à votre traditionnelle célébration de l’épiphanie. La soirée a-t-elle été à la hauteur de vos espérances ?

Jean-Jacques Giannesini : La soirée s’est très bien passée. Et il y a longtemps que la galette des rois du 19e n’avait pas rassemblé autant de monde. Même s’il est vrai que la présence de Nathalie et Valérie n’y est certainement pas étrangère, la lassitude à l’égard du pouvoir en place en est aussi la raison.

Tous se sont mobilisés, des adhérents aux sympathisants, en passant par des habitants du 19e non engagés politiquement. Nombreux étaient d’ailleurs ceux à avoir voter François Hollande en 2012 qui, aujourd’hui, se disent dégoûtés à l’idée de voter socialiste.

Cette réunion a été une grande réussite, une occasion magnifique pour relancer la campagne, et repartir « gonfler à bloc » pour le mois et demi restant.




Ce constat des déçus du socialisme se mesure-t-il plus généralement sur un arrondissement traditionnellement acquis à la gauche ?

Jean-Jacques Giannesini : L’ambiance est très bonne. J’en suis à 2300 foyers visités, et je peux vous assurer que le discours de mes concitoyens contredit frontalement les résultats avancés par les instituts de sondage. « Débarrassez-nous des socialistes » est devenu un leitmotiv !

Et pour moi qui suis un praticien de la politique plus qu’un théoricien, rien n’est plus valable que le contact direct avec les électeurs.




Le 19e va-t-il connaître une vague NKM, un nouveau 1983 ?

Jean-Jacques Giannesini : Je sens effectivement monter une vague NKM, comme en 1983 avec Jacques Chirac. Pour rappel, ce dernier en visite à la permanence pensait 15 jours avant l’élection que le 19e était perdu, et ce malgré une excellente campagne. Nous remportions finalement l’élection dès le premier tour.

Les conditions sont de nouveau réunies pour l’emporter. Sur le plan local, la gauche est au pouvoir depuis 19 ans désormais. La population se sent abandonnée, malmenée sur le plan fiscal. A l’échelle nationale, la popularité de François Hollande est tombée à 15%. Alors qu’en 1983, celle de François Mitterrand tournait aux alentours de 30%. Les professions de foi socialistes fatiguent. Les Parisiens veulent des politiques de terrain, engagés à leur côté, et portant des projets supposés servir leurs intérêts, pas celui des élus.

L’histoire se répète. Si le candidat Jacques Chirac a aidé à l’époque, Nathalie est incontestable, inébranlable dans ses habits de future maire de Paris. Elle a su mobiliser l’électorat de l’alternance, à l’heure où la gauche se demande encore si ses partisans se déplaceront pour voter.




Quelles sont les grandes préoccupations des habitants de votre arrondissement ?

Jean-Jacques Giannesini : Le sujet majeur reste la sécurité, toutes couches sociales confondues. Et ce n’est pas une surprise, sachant que notre arrondissement est le plus insécuritaire de Paris. Les propositions que nous portons rencontrent d’ailleurs un franc succès, qu’il s’agisse d’une vidéoprotection étendue ou du déploiement de la police municipale dans tous nos quartiers.

Vient ensuite la question d’une fiscalité écrasante. Durant les porte-à-porte, nous sommes assaillis par les témoignages de Parisiens qui ne sont plus en capacité de régler leurs impôts. Pour ne prendre qu’un exemple, une retraitée m’affirmait qu’elle touchait 1300 euros par mois, mais qu’elle devait s’acquitter de plus de 1000 euros d’impôts entre le national et le local. Les gens sont vent debout contre la politique fiscale confiscatoire des socialistes, l’attente est énorme.

Comme cela relève de la compétence exclusive du maire de Paris, la proposition défendue par Nathalie de ne pas augmenter les impôts, puis de les diminuer, suscite un véritable espoir.

Enfin la question du logement est prégnante. Notre arrondissement compte 40% de logements sociaux, presque la moitié de notre parc immobilier, soit le taux le plus élevé de Paris.

Un déséquilibre absurde qui est le résultat direct de la politique conduite par Bertrand Delanoë. Le parc ILM constitué par Jacques Chirac a été volontairement déclassé en logements sociaux, et nous avons ainsi perdu l’équilibre qui avait été précédemment institué, et qui assurait au 19e une mixité sociale.

Je souhaite relancer le logement pour les classes moyennes. Ainsi nous pourrons renouer avec une mixité sociale qui a été oubliée.

Je ne compte toutefois pas oublier de rénover le parc social HLM. L’action conduite doit être déterminante pour que ces habitants n’aient plus l’impression de vivre dans des ghettos. Et je suis bien placé pour en parler, j’ai moi-même vécu les 27 premières années de ma vie dans une cité de transit du 19e à la porte des lilas.

En tant que maire, ce sera une de mes priorités. Je veux redonner du sens à la vie de gens qui n’aspirent qu’à s’en sortir, trouver un emploi, une formation, suivre des études…



Quelles sont vos autres priorités pour le 19e arrondissement ?

Jean-Jacques Giannesini : Le démantèlement des réseaux mafieux figure également parmi les actions à conduire prioritairement. Nos quartiers sont gangrenés par l’économie souterraine de la drogue.

En tant que maire, je compte prendre mes responsabilités et faire pression sur la préfecture de police pour qu’un GIR (groupement d’intervention régional) soit déployé.

Ensuite, la mairie devra repenser l’aménagement urbain. La nature a horreur du vide, et là où des commerces ou lieux de vies disparaissent, les trafiquants de drogues s’installent. Je propose donc que nous nous réapproprions les quartiers, que nous les réinvestissons. Le 19e ne doit pas rester un quartier dortoir, voire un no man’s land.

En ce sens, il nous faut d’une part mener une politique fiscale incitative, et d’autre part inciter les bailleurs sociaux de la ville à favoriser l’installation de commerces de bouche, de vêtements, etc. Cette dynamique enclenchée, les bailleurs privés suivront.

Enfin, le réaménagement des places Marcel Achard, des Fêtes, de la Porte Chaumont, du Danube et du Maroc est une nécessité. Ces dernières doivent être animées régulièrement, qu’il s’agisse de marchés, de concerts, etc. Elles doivent proposer un nombre suffisant de places de parking, pour que les Parisiens puissent s’y rendre en voiture s’ils le désirent.




Pour terminer, que pensez-vous apporter à la campagne de NKM ?

Jean-Jacques Giannesini : Je lui apporterai le 19e, j’en suis persuadé.

Depuis l’âge de 13 ans, je suis les élections dans cet arrondissement, je le connais par cœur. Et je sais que Nathalie est en train de prendre la main. J’en veux pour preuve la réaction des non partisans qui étaient présents à notre soirée. Ils ont tous été conquis, sans la moindre exception !

Le 19e apportera à Nathalie les voix qui manqueront pour faire basculer la mairie de Paris.

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