Alors qu’une école parisienne sur trois suivra demain le préavis de grève déposé par les syndicats, Jean-François Legaret, président du Groupe UMPPA, maire du Ier arrondissement, Philippe Goujon, député-maire du XVème arrondissement, Jean Tiberi, maire du Vème arrondissement, Jean-Pierre Lecoq, maire du VIème arrondissement, Rachida Dati, maire du VIIème arrondissement, François Lebel, maire du VIIIème arrondissement, Claude Goasguen, député-maire du XVIème arrondissement, Brigitte Kuster, maire du XVIIème arrondissement, et les conseillers du Groupe UMPPA demandent au maire de Paris de mettre en place le service minimum d’accueil dans toutes les écoles parisiennes concernées.

Ils rappellent au maire de Paris, les moyens dont il dispose, en vertu de la loi relative au droit d’accueil dans les écoles, pour mettre en œuvre un service minimum d’accueil. Ainsi, il « peut également confier par convention cette organisation à une caisse des écoles, à la demande expresse du président de celle-ci » (article 9). Il a d’ailleurs fait l’objet d’une condamnation à ce sujet (décision du tribunal du 23/10/2008) mais ne s’est jamais mis en conformité avec la loi, ne répondant ainsi toujours pas aux besoins légitimes des parents sur la mise en œuvre du SMA.

Ce nouveau mouvement social suivi par les instituteurs et les personnels municipaux des écoles parisiennes survient à peine deux semaines après le précédent et vient, une nouvelle fois, mettre en difficulté les parents et leurs enfants sans que le maire de Paris n’en assume pleinement sa double responsabilité.

Depuis le 2 septembre, la municipalité parisienne est confrontée au mécontentement de tous en raison de la réforme des nouveaux rythmes éducatifs : parents d’élèves, professeurs, partenaires éducatifs, syndicats des enseignants, associations. Seulement 69 écoles pourront bénéficier du service minimum d’accueil sur les 195 prévues en grève. Le président du Groupe UMPPA, les maires UMP de Paris et l’ensemble des élus UMPPA rappellent que le SMA est un droit pour tous les élèves Parisiens et que le maire de Paris se doit de le mettre en place, d’autant plus qu’il est pleinement responsable de la situation.