Paris, le 29 août 2013

Alors que le stade français s’apprête à inaugurer son stade transfiguré grâce au Maire de Paris, Jean-François Legaret, président du groupe UMPPA, maire du Ier arrondissement, conseiller régional d’Ile-de-France, Philippe Goujon, député-maire du XVème arrondissement, président de la Fédération UMP de Paris, Jean-François Lamour, ancien ministre, député, conseiller de Paris du XVème arrondissement, Claude Goasguen, ancien ministre, député-maire du XVIème arrondissement, et l’ensemble des élus du groupe UMP au Conseil de Paris en déplorent tant une véritable dérive de son coût que son financement intégralement public ; ce, au mépris de l’ensemble des réserves émises par les associations, habitants et élus.

C’est encore une fois le « choix du prince » et le passage en force, quel qu’en soit le prix à payer par le contribuable.

Ainsi le coût du projet, volontairement sous-évalué à 100 millions d’euros par le Maire et sa première adjointe, est en réalité plus proche du double de ce montant d’affichage, car, aux travaux d’aménagements évalués en 2007 à 111 millions d’euros, se sont ajoutés dès 2008, 39 millions d’euros pour le rehaussement du gymnase et l’augmentation des surfaces de réception, 4,6 millions d’euros pour la configuration du stade Charlety et le financement des installations d’équipements sur l’hippodrome d’Auteuil (piste d’athlétisme, aires de sauts, terrains de rugby et de hockey pour remplacer les équipements de proximité détruits à Jean-Bouin).

Ce sont donc bien, près de 200 millions d’euros que la majorité sortante a choisi de faire financer par le contribuable parisien, soit 97% du budget d’investissement des sports de la ville engloutis pour ce stade. Choisir un tel mode de financement est totalement anachronique : aucun partenariat public-privé, des millions consacrés à un unique stade alors que le sport amateur n’a pas les moyens de vivre correctement… et dans le même temps des augmentations d’impôts conséquentes dans une période qui ne se prête certainement pas à ce type de dérive.